COLORIMÉTRIE . ÉTALONNAGE

Le meilleur filtre ? Un bon étalonnage.

La post-production ne fait pas de miracles. Elle ne remplace ni une bonne exposition, ni un bon cadrage, ni une lumière maîtrisée.
En revanche, elle révèle le potentiel d’une image.

Parce qu’avant d’être belle, une image, c’est moche.

Sur la plupart des tournages, on filme en LOG pour conserver un maximum d’informations dans l’image. Le résultat ? Une image toute grise, sans contraste. C’est normal. La correction colorimétrique révèle ensuite les couleurs, la lumière et le contraste pour lui donner son véritable visage.

Parce qu’un tournage, ça prend du temps.

Une scène tournée sur plusieurs heures, c’est une lumière qui change, des nuages qui passent et un soleil qui n’en fait qu’à sa tête. Résultat : deux plans censés se suivre n’ont plus du tout la même tête. La correction permet d’harmoniser tout ça pour que personne ne remarque que votre « même scène » a été filmée sur quatre jours.

Parce qu’on ne contrôle pas toujours la météo.

Vous rêviez d’un coucher de soleil. Vous avez eu un plafond gris à 14 °C. Ça arrive. L’étalonnage ne remplace pas le soleil, mais il permet d’améliorer le rendu, de retrouver une image plus agréable et de donner une ambiance cohérente au film.

Parce que la couleur raconte une histoire

Une image froide n’évoque pas la même chose qu’une image chaleureuse. Une scène sombre ne raconte pas la même histoire qu’une scène lumineuse. Et Matrix ne serait probablement pas Matrix s’il avait été étalonné comme Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. L’étalonnage, c’est aussi ça : utiliser la couleur pour servir l’émotion avant même qu’un personnage n’ouvre la bouche.

L’étalonnage, c’est le dernier maillon de la chaîne.

Il donnera son identité, sa cohérence et son émotion à tout projet audiovisuel.

Un tournage sous-exposé ? ça se rattrape, dans certaines limites.

Surtout si c’est tourné en LOG. On compensera le problème par un peu de montage plus dynamique.

Pour les autres, deux étapes.

D’abord, on corrige. Puis on s’amuse. Mais pas trop.

L’étalonnage ne sert pas à masquer les défauts.
Il sert à construire l’image, à harmoniser les plans et à donner une intention visuelle.

quelques looks

Une fois la correction colorimétrique réglée, place au color grading. C’est l’heure de laisser parler l’image.

L’intensité

Un peu de bleu dans les ombres n’a jamais fait de mal à personne, et ce ne sont pas les projets d’écoles de cinéma qui diront le contraire. Un look classique qui saura ravir les amateurs de drame et de mélancolie.

LA JOIE

Même si vous êtes du genre morose, rien de tel qu’une image bien exposée pour vous donner envie de chanter. Une petite touche lumineuse (mais pas surexposée !) dans un coin stratégique de l’image, et vous voilà requinqué pour la semaine.

LA NUIT

Parce que la nuit américaine, c’est bien, mais que la nuit française, c’est quand même mieux, on peut toujours compter sur l’association bleuo-orange pour se donner des envies de bivouac sous les étoiles.

LE MYSTÈRE MYSTÉRIEUX

Parce qu’on a parfois envie de faire peur, d’inquiéter, de donner ce petit air hanté à nos projets, les ombres et l’association vert-rosé sauront donner à vos images ce mystère qui les rend si mystérieuses.